Auroville — La cité utopique aux portes de Pondichéry
Une vision universelle : la cité pour l’humanité
La fondation d’Auroville en 1968 est un acte symbolique fort. Des délégués de 124 nations et 23 États indiens versent une poignée de terre de leur pays natal dans une urne en forme de lotus. Ce geste inaugural illustre l’ambition universaliste du projet : construire une ville où l’appartenance nationale, religieuse ou ethnique n’a pas cours, et où l’exploration de la conscience humaine est au centre de toute activité.
La philosophie d’Auroville s’inspire de l’enseignement de Sri Aurobindo (1872-1950), philosophe et poète indien qui développa le concept du « supramental ». Sa collaboratrice Mirra Alfassa, la Mère (1878-1973), donna vie à ce rêve en fondant la cité expérimentale.
Auroville, cité internationale de la conscience humaine, reconnue par l’UNESCO.
1968
Année de fondation
50+
Nationalités représentées
3 000
Résidents permanents
2M+
Arbres replantés
Le Matrimandir : joyau architectural
Au cœur géographique et spirituel d’Auroville trône le Matrimandir — en sanskrit « temple de la Mère » — une sphère géante recouverte de plaques dorées qui brille sous le soleil du Tamil Nadu. Conçu par l’architecte Roger Anger, cet édifice unique abrite une salle de méditation en son centre. Une pièce circulaire immaculée, baignée d’un rayon de lumière naturelle concentré sur un cristal sphérique, invitant au silence intérieur.
Le Matrimandir n’est pas un temple, pas une église : c’est un lieu de silence et de concentration individuelle accessible à tous, de toute religion et de toute nationalité, sur réservation préalable.
Un pionnier du développement durable
Auroville est aussi un laboratoire mondial de développement durable. La ville a développé dès les années 1970 des techniques de construction écologique, de gestion des eaux de pluie, d’agriculture biologique et d’énergie renouvelable. La reforestation du plateau aride est l’un de ses succès les plus remarquables : plus de deux millions d’arbres ont été plantés depuis 1968, transformant un désert battu par les vents en une forêt tropicale luxuriante.
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